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L'essor de l'occident chrétien

150 Christ Pantocrator

Au sortir des grandes invasions et de "la Grande Peur de l'an mil", l'inexorable montée de l'Occident Chrétien vers l'explosion créatrice du XIIe siècle, dans une société parcellisé et cruellement injuste stabilisée par la féodalité, l'essor démographique et le développement de l'agriculture, l'expansion territoriale et les conquêtes territoriales sur l'Orient musulman, le renouvellement des arts et de l'architecture dans une civilisation soumise à Rome où les Cisterciens jouent un rôle essentiel

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Thibault_IV_de Blois

theobald IVThibault IV le Grand de Blois, Chartres, Ch$ateaudun, Meaux, Seigneur de Sancerre, devenu en 1125 Comte de Champagne sous le nom de Thibault II où il engendra la célèbre lignée de Comtes qui créerent les conditions de développement les riches foires qui furent à l'origine de la première économie monde.

St Etienne Harding

150 StsCiteauxST ETIENNE HARDING, troisième Abbé de Cîteaux, crétaeur de l'Abbaye Notre Dame de l'Aumône (Abbatis Eleemosyna), dite "Petit C^^iteaux, dont il nomma Abbé le moine ULRIC, dont il vint lui-même assurer la consécration avec l'Evêque de Chartres.

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abbatisL'Abbaye ND de l'Aumône en 1790, après l'expulsion des Moines et avant sa mise en vente au titre des biens nationaux

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Culture

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Les manuscrits

L'une des principales activités des abbayes est la copie de manuscrits.
Les moines blancs ne sont pas en reste. Il existe un véritable réseau d'échange qui permet aux abbayes de se procurer les textes dont elles ont besoin pour les copier.
On trouve dans les grandes bibliothèques cisterciennes de Cîteaux, Clairvaux ou Pontigny, des Bibles, des textes des pères fondateurs de l'Église, des écrivains de la fin de l'Antiquité ou du début du Moyen Âge comme Boèce, Isidore de Séville ou Alcuin et certains historiens comme Flavius Josèphe . Plus rarement des textes d'auteurs classiques.

Les moines de Cîteaux développent une calligraphie ronde, régulière et très lisible. Au début, les manuscrits sont décorés de motifs végétaux, de scènes de la vie quotidienne ou des travaux des champs, d'allégories sur le combat de la foi ou sur le mystère divin. La Vierge est particulièrement représentée.
Mais sous l'impulsion de Bernard de Clairvaux, mû par un idéal d'austérité, un style plus épuré apparaît vers 1140. Il se caractérise par de grandes initiales peinte en camaïeu d'une seule couleur, sans représentation humaine ou animale ni utilisation d'or
Les cisterciens développent donc un style dépouillé même si le souci esthétique demeure. Ils sont souvent d'ailleurs particulièrement exigeants en ce qui concerne la qualité des supports utilisés (vélin) ou les couleurs souvent obtenues à partir de pierres précieuses (lapis lazzuli.
Avec le développement de l'imprimerie à caractères mobiles, les livres deviennent omniprésents au sein des abbayes ; des bibliothèques autonomes sont élevées dans certaines abbayes et les collections d'ouvrages enflent considérablement entre les XIVe et XVe siècles. Au XVIe siècle, la bibliothèque de Clairvaux compte 18 000 manuscrits et 15 000 imprimés.

Une culture tournée vers Dieu

L'ordre primitif ne tourne jamais le dos aux études mais il s'inscrit au départ dans un courant d'opposition aux villes, principaux lieux de savoir. En effet, les échanges intellectuels au sein des villes permettent un foisonnement d'idées dont certaines sont autant de provocations pour l'austère Bernard de Clairvaux.
Par exemple les Goliards critiquent ouvertement la société tripartite et particulièrement les religieux ; ils n'hésitent pas à remettre en cause le mariage pour prôner un amour plus libre ou la femme n'est plus une simple possession de l'homme ou une machine à faire des enfants. Saint Bernard, tout comme Pierre de Celles, autre penseur cistercien, s'oppose fermement aux universités naissantes : la vie intellectuelle citadine peut détourner de la glorification de Dieu.
Saint Bernard et Saint Norbert sont d'ailleurs les principaux persécuteurs d'Abélard.

Fuyez du milieu de Babylone, fuyez et sauvez vos âmes. Volez tous ensemble vers les villes du refuge (les monastères), où vous pourrez vous repentir du passé, vivre dans la grâce pour le présent et attendre avec confiance l'avenir. Tu trouveras bien plus dans les forêts que dans les livres. Les bois et les pierres t'apprendront plus que n'importe quel maître. ( Bernard de Clairvaux)

À compter de la fin du XIIe, du fait de l'engagement pastoral et de l'engagement prédicant, certains établissements se tournent vers l'étude des questions du temps.
Les cisterciens restent cependant, aux yeux des autres ordres et notamment des dominicains, des « simples » peu versés dans les études spéculatives. Face à ces attaques, certaines abbayes s'aventurent davantage dans les sciences théologiques et des bibliothèques cisterciennes respectables voient le jour, ainsi celles des abbayes Notre-Dame de Signy et de Clairvaux. Des contacts fructueux se nouent avec les milieux universitaires parisiens et des frères sont installés à Paris pour suivre les cours de théologie.
Il y a là une rupture avec l'idéal de renoncement au monde, manquement souvent dénoncé par les contemporains. Des chroniqueurs et des exégèses de renom se forment à l'école cistercienne. Cependant, la réflexion intellectuelle des cisterciens tend vers l'édification d'une spiritualité mystique et non vers la coquetterie et l'érudition. Guillaume de Saint-Thierry, fin théologien, abbé bénédictin de Saint-Thierry ayant renoncé à sa charge pour devenir simple moine cistercien à Signy, est un des représentants les plus éminents de cette école dite mystique spéculative.

Les universités

Avec le développement des universités, le niveau culturel s'accroît et les Cisterciens doivent s'impliquer dans la formation de leurs jeunes moines. Il faut aussi les loger dans les villes universitaires. Les moines Blancs fondent alors des collèges à Paris, Toulouse, Metz et Montpellier.
En 1237, l'abbaye de Clairvaux est la première à envoyer de jeunes frères étudier à Paris. Ils sont tout d'abord logés dans une maison du Bourg Saint-Landry. Mais leur nombre s'accroissant, en 1247, ils s'établissent dans le quartier du Chardonnet et deux ans plus tard entreprennent la construction d'un collège. Grâce à l'appui papal, les terres insalubres à proximité de la Bièvre sont rachetées et il y est érigé un collège. Il est racheté en 1320 par le Chapitre général de l'ordre.
Ce Collège des Bernardins est ouvert aux étudiants de l'ensemble de l'ordre. Prévu à l'origine pour accueillir une vingtaine d'étudiants, le Collège des Bernardins, forme entre le XIIIe et le XVe siècle, plusieurs milliers de jeunes moines cisterciens, l'élite de leur ordre, venus du nord de la France, de Flandre, d'Allemagne et d'Europe centrale pour étudier la théologie et la philosophie.
En 1334, Jacques Fournier, ancien étudiant du Collège Saint-Bernard, reçu docteur en théologie vers 1314, devient pape à Avignon, sous le nom de Benoît XII. Cet ancien abbé de l'Abbaye Sainte-Marie de Fontfroide promulgue en 1355 la Constitution ''Fulgens sicut stella matutina'', ou ''Benedictina'' qui règle les rapports qu'entretient l'ordre avec les études intellectuelles.
Les monastères de plus de quarante frères doivent adresser deux de leurs membres aux Collèges de Paris, d'Oxford, de Toulouse, Montpellier, de Bologne ou de Metz. Les Cisterciens s'intègrent parfaitement aux exigences du règne de la scolastique.

À l'époque moderne, la culture humaniste gagne les monastères ce qui provoque l'opposition des principaux tenants de la réforme au XVIIe siècle. Ainsi au XVIIIe siècle, « de nombreux novices et moines vont étudier dans les universités et, d'une façon générale, les religieux s'adonnent beaucoup à la lecture, peut-être parce qu'ils sont désœuvrés (Marcel Pacaut, ''Les moines blancs'', ''op. cit.'' p. 335).
Les Cisterciens se dirigent plus particulièrement vers les œuvres regardant la liturgie, la musique sacrée ou l'érudition à l'exemple de Ferdinand Ughelli, abbé de Tre Fontane à Rome et de Pierre Le Nain, sous-prieur de la Trappe, auteur d'un ''Essai sur l'histoire de l'Ordre de Cîteaux''.

L'art cistercien est en accord avec leur spiritualité : il doit être une aide pour le cheminement intérieur des moines. En 1134, lors d'une réunion du Chapitre général de l'ordre, Bernard de Clairvaux qui est au sommet de son influence, recommande la simplicité dans toutes les expressions de l'art. Dès lors, les cisterciens vont développer un art dépouillé et souvent monochrome.

Spiritualité cistercienne

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La Paix intérieure

L'objectif clairement défini de la spiritualité cistercienne est d'être en permanence attentif à la parole de Dieu et de s'en imprégner. C'est l'explication du choix du désert : les cisterciens s'installent en des endroits reculés, mais bénéficiant de fortes capacités d'irrigation, qu'ils mettent en valeur.

En entrant au monastère, le moine laisse tout, sa vie est rythmée par la liturgie : rien ne doit le perturber dans sa vie intérieure.
Le monastère a pour fonction de favoriser cet aspect de la spiritualité cistercienne. C'est pourquoi les rituels cisterciens sont précisément codifiés dans les ''Ecclesiastica officia'' ; c'est pour la même raison que l'architecture des couvents qui doit répondre avant tout à cette fonction, suit les instructions précises de Bernard de Clairvaux. Avant d'être une mystique, la spiritualité cistercienne est une spiritualité incarnée : que la vie quotidienne aille de soi est la condition ''sine qua non'' de la paix intérieure et du silence, propice à la relation avec Dieu. Tout doit y conduire et rien en distraire. Ainsi, l'architecture, l'art ou les manuscrits cisterciens adoptent un style pur et dépouillé.

C'est aussi pour cette raison que les trappistes modèrent largement leur temps de parole. S'ils ne font pas "vœu de silence" (comme l'affirme une légende fantaisiste mais tenace), il est exact qu'ils réservent la parole aux communications utiles au travail, aux dialogues communautaires et aux entretiens personnels avec le supérieur et l'accompagnateur spirituel. La conversation spontanée est réservée à des occasions spéciales. Les trappistes, à la suite des Pères du Désert et de saint Benoît, considèrent que parler peu permet d'approfondir la vie intérieure; le silence fait donc partie de leur spiritualité. L'important pour eux est d'une part de ne pas se disperser en paroles inutiles qui altèrent la disponibilité de l'homme à parler dans son cœur avec son Dieu; d'autre part, ils souhaitent que ce que chacun a d'important à dire puisse l'être et être écouté: d'où l'importance de "l'appel des frères en conseil". "Toutes les fois qu'il y aura dans le monastère quelque affaire importante à décider, l'abbé convoquera toute la communauté et exposera lui-même ce dont il s'agit... Ce qui nous fait dire qu'il faut consulter tous les frères, c'est que souvent Dieu révèle à un plus jeune ce qui est meilleur". ''Règle de Saint Benoît'', 3,1.3 et de l'accompagnement spirituel personnalisé.

Le Cheminement vers Dieu

En cherchant à mieux connaître l'homme et ses relations avec Dieu, les cisterciens développent une théologie de la vie mystique, théologie à la fois neuve et nourrie de l'Écriture sainte et des apports des Pères de l'Église et du monachisme, en particulier Saint Augustin et Saint Grégoire le Grand. Bernard de Clairvaux, dans son traité ''De l'Amour de Dieu'', ou Guillaume de Saint-Thierry, abbé bénédictin puis simple moine cistercien du XIIe, sont à la source d'une véritable école spirituelle et font franchir un pas décisif à la littérature descriptive des états mystiques (Marcel Pacaut, ''Les moines blancs'', ''op. cit.'' pp. 215 - 218). Ils développent un ascétisme extrême de dépouillement, très visible d'un point de vue artistique. La liturgie développe des mélodies épurées totalement au service de la Parole divine pour en en révéler toute la richesse et le mystère qui y est contenu. Il est donc crucial que l'écoute ne soit pas perturbée par d'autres signaux, d'où la recherche du silence. Il n'y a pas d'écoute vraie sans l'attitude fondamentale d'obéissance (''ob-audire'') et d'humilité (Attitude déjà définie comme caractéristique du moine par le législateur de la vie monastique en Occident et à ce titre inspirateur des cisterciens: saint Benoît de Nursie).

Pour Bernard de Clairvaux, l'humilité est une vertu par laquelle l'homme devient méprisable à ses propres yeux en raison de ce qu'il se connaît mieux. Cette authentique connaissance de soi ne peut être obtenue que par le retour sur soi. Par la connaissance de sa propension au péché, le moine se doit d'exercer, comme Dieu, la miséricorde et le charité envers tout homme. En s'acceptant tel qu'il est grâce à cette démarche d'humilité et de travail intérieur, l'homme connaissant sa propre misère devient capable de compatir à celle d'autrui.

Selon Bernard de Clairvaux, on doit alors parvenir à aimer Dieu par amour de soi et non plus seulement de Lui. La prise de conscience que l'on est un don de Dieu ouvre à l'amour de tout ce qui est à Lui. Cet amour est, pour saint Bernard, le seul chemin qui permette d'aimer comme il le faut son prochain puisqu'il permet de l'aimer en Dieu. Finalement, après ce cheminement intérieur on parvient au dernier stade de l'amour qui est d'aimer Dieu pour Dieu et non plus pour soi (Jean-Baptiste Auberger, «La spiritualité cistercienne », ''Histoire et Images médiévales'', n°12 (thématique), ''op. cit.'' p. 47).
On peut parvenir à l'ultime connaissance de la vérité, c'est-à-dire la connaissance de la vérité connue en elle-même.
Il faut être vide de soi pour ne plus s'aimer que pour Dieu. Il n'y a pas d'autre moyen d'y parvenir que la persévérance et la pénitence, soutenues par la grâce divine.

Le libre arbitre

Pour Bernard de Clairvaux, du fait de son libre arbitre, l'homme à la possibilité de choisir sans contrainte de pécher ou de suivre le cheminement qui conduit à l'union avec Dieu. Par l'amour de Dieu il lui est possible de ne pas pécher et d'atteindre au sommet de la vie mystique en ne voulant plus autre chose que Dieu, c'est-à-dire de s'affranchir de toute possibilité de pécher en étant totalement libre.

La pensée de Guillaume de Saint-Thierry est en accord avec celle de saint Bernard considérant que l'amour est la seule façon de dépasser le dégoût que l'on éprouve pour soi-même. Arrivé au bout du cheminement intérieur, l'homme se trouve reformé à l'image de Dieu, c'est à dire tel qu'il était voulu avant le clivage induit par le péché originel (Jean-Baptiste Auberger, « La spiritualité cistercienne », ''Histoire et Images médiévales'', n°12 (thématique), ''op. cit.'' p. 49.).
Ce qui meut le désir des cisterciens de quitter le monde en entrant au monastère, c'est la possibilité l'union dans l'amour de la créature avec le Créateur. Union parfaitement vécue par la Vierge Marie qui est le modèle de la vie spirituelle cistercienne. C'est pourquoi les moines cisterciens lui vouent une dévotion particulière.

Les cisterciens et le travail manuel

La spiritualité cistercienne est une spiritualité bénédictine avec une observation plus rigoureuse sur certains points.
Le travail manuel est remis en valeur par l'exploitation directe des terres et des propriétés. Ce choix n'est pas dû à des considérations économiques, mais bien à des raisons spirituelles et théologiques: l'Écriture valorise la subsistance de chacun par son travail. Par exemple, "Actes 18,3"  montre saint Paul en tournée d'évangélisation, gagnant sa vie par son travail de fabricant de tentes ; les Pères du désert travaillaient de leurs mains, et saint Benoît insiste: ''c'est alors qu'ils seront vraiment moines, lorsqu'ils vivront du travail de leurs mains, à l'exemple de nos pères et des Apôtres'' (''Règle de Saint Benoît'', ch. 48, v. 8)
Pour le législateur de la vie monastique en Occident, ''l'oisiveté est ennemie de l'âme et les frères doivent s'occuper à certains moments par du travail manuel'' ...''et à d'autres moments, à la lecture des choses divines'' (Règle de Saint Benoît'', ch. 48, v. 1).
À ce caractère central de travail manuel dans le monachisme, d'après les cisterciens, s'ajoute une autre motivation :  la grande richesse de plusieurs abbayes de l'époque faisait de leurs moines des nantis (et même parfois d'authentiques seigneurs féodaux), assez éloignés de la pauvreté évangélique qui semblait nécessaire aux premiers moines pour chercher Dieu d'un cœur pur. Il s'agissait pour les premiers cisterciens, non seulement d'une insistance sur la pauvreté individuelle, mais encore, selon l'expression de Louis Bouyer, d'un ''refus de la fortune collective'' (L. BOUYER, ''La spiritualité de Cîteaux'', Flammarion, 1955, p. 18).

Mais l'Ordre ne pourra ou ne saura pas longtemps rester à l'écart du système féodal et de ses richesses. Par suite, cette charte des premiers cisterciens qu'est le Petit Exorde de Cîteaux définit le moine, par opposition à celui qui touche des dîmes, comme celui qui possède des terres et en tire sa subsistance par son propre travail et celui de son bétail (''Petit Exorde de Cîteaux'', XV,8)
Naturellement les cisterciens s'ingénient à améliorer sans cesse le résultat de leur travail, et comme par ailleurs ils jouissent de facilités que n'ont pas toujours les autres paysans de l'époque (main-d'œuvre et capitaux pour réaliser de grands travaux de drainage et d'irrigation, liberté de circulation, possibilité d'avoir des dépôts de vente dans les grandes villes, de construire routes et fortifications, etc.) ils acquièrent assez vite une grande maîtrise technique et technologique, ce qui est pour beaucoup dans leurs succès économiques du XIIe siècle. Les trappistes ont su perpétuer leur savoir technique en restant vigilants sur les effets néfastes qu'ont eu dans l'histoire les succès économiques des cisterciens. C'est pourquoi par exemple les bénéfices des bière trappistes sont réinvestis dans des œuvres caritatives.

Le travail manuel a encore l'avantage de laisser le cœur et l'esprit libres pour Dieu: le cistercien essaie d'être un priant en tout temps. De plus, les travaux de plein air sont prédominants et le contact de la nature rapproche du Créateur. Comme dit saint Bernard: ''On apprend beaucoup plus de choses dans les bois que dans les livres; les arbres et les rochers vous enseigneront des choses que vous ne sauriez entendre ailleurs'' (Bernard de Clairvaux, Lettre 106,2)

L'amour des lettres et le désir de Dieu

La spiritualité cistercienne est en fait aussi vaste que les auteurs qui l'ont bâtie.

Si Bernard de Clairvaux est le plus célèbre, (''Traité de l'amour de Dieu'', les splendides ''Sermons sur le Cantique'', les ''Sermons'' pour les différentes fêtes liturgiques; le ''Précepte et la dispense'', où l'on découvre un saint Bernard très éloigné du rigoriste que l'on s'est parfois plu à présenter; ''De la considération'', où l'abbé de Clairvaux écrit à un de ses fils spirituels cisterciens, devenu pape sous le nom d'Eugène III : les ''degrés de l'humilité et de l'orgueil'', reprise des degrés de l'humilité décrits par Saint Benoît avec une description psychologique parfois amusante.

On connaît bien aussi Guillaume de Saint-Thierry,  dont la Lettre aux chartreux du Mont-Dieu (la ''Lettre d'Or'' est un monument de la spiritualité médiévale. Ses ''Oraisons Méditatives''présentent aussi sa réflexion et sa prière lorsque, abbé bénédictin de Saint-Thierry, il aspirait à renoncer à sa charge (ce qui ne se faisait guère à l'époque) pour devenir simple cistercien et être ainsi plus disponible pour vaquer à ce qui seul comptait pour lui: la recherche de Dieu (Ce qu'il finira par faire malgré l'avis contraire de son ami Bernard de Clairvaux).

À la même époque, Aelred, abbé de Rievaulx (Angleterre) écrit sa grande œuvre sur l' ''Amitié spirituelle' ; le souci d'un vrai amour fraternel, concret et authentique, transparaît aussi dans son ''Miroir de la charité''.

Après Bernard de Clairvaux, Gilbert de Hoyland continuera ses ''sermons sur le Cantique'', description de l'itinéraire de l'âme vers Dieu. Baudoin de Forde, Guerric d'Igny, Isaac de l'Etoile marcheront sur les mêmes traces. En Saxe, Gertrude de Helfta (monastère qui suivait les coutumes cisterciennes sans être juridiquement affilié à l'Ordre) sera une des premières moniales à transmettre par écrit son expérience, dans le ''Héraut de l'amour divin''.

Difficultès et critiques

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Un ordre confronté aux difficultés et aux critiques : recul et réformes

Porté par de nombreuses adhésions et donations, mais aussi par une parfaite organisation et une grande maîtrise technique et commerciale dans une Europe en pleine expansion économique, l'ordre devient vite un acteur de premier plan dans tous les secteurs. Mais l'extraordinaire succès économique de l'ordre au XIIe finit par se retourner contre lui.
Les abbayes acceptent de nombreux dons, ceux-ci étant parfois des parts de moulins ou des cens ; elles  recourent donc de fait au fermage ou au métayage, alors qu'à l'origine, c'était par le travail manuel des convers qu'elle exploitait ses terres. Le développement économique est peu compatible avec la vocation initiale de pauvreté qui a fait le succès de l'ordre au XIIe, aussi les vocations diminuant, il devient de plus en plus difficile de recruter des convers.
Les cisterciens recourent alors de manière croissante à une main d'œuvre salariée en contradiction avec les préceptes originaux de l'ordre. Si l'ordre garde au XIVe siècle une réelle puissance économique, il est confronté à la crise économique qui commence et s'aggravera avec la Guerre de Cent ans. Beaucoup d'abbayes s'appauvrissent. Si les monastères cisterciens profitent, durant la Guerre de Cent Ans, de leur relative autonomie, les conflits endommagent nombre d'établissements. En particulier, le royaume de France est mis en coupe réglée par les grandes compagnies, très présentes en Bourgogne et sur ses grands axes commerciaux. En 1360, les frères de Cîteaux doivent trouver refuge à Dijon. Le monastère est livré au pillage en 1438. Frappées par la désaffection et l'effondrement démographique consécutif à la guerre et à la Grande peste, elles sont confrontées à la contraction de leurs communautés.

Au XVIe siècle, l'abbaye de Vauluisant ne compte plus que treize moines, à la fin du siècle seulement dix. Enfin, au XIIIe siècle, avec le développement des villes et des universités, les cisterciens, principalement installés dans des endroits reculés, perdent leur influence intellectuelle au profit des ordres mendiants qui prêchent dans les villes et donnent aux universités leurs plus grands maîtres.

Le Grand schisme d'Occident porte un second coup à l'organisation de l'ordre. D'une part, l'exacerbation des particularisme nationaux nuit à l'unité ; d'autre part, les deux papes rivalisent de générosité pour s'assurer le soutien des monastères, ce qui porte " un préjudice considérable à l'uniformité de l'observance ".
Les suites du Schisme et en particulier les guerres hussites, sont particulièrement douloureuses aux monastères situées aux confins orientaux de l'Europe. Les abbayes de Hongrie, de Grèce et de Syrie sont détruites lors des conquêtes ottomanes. La tenue d'un Chapitre général plénier devient dans ces conditions de plus en plus difficile du fait des conflits armés mais aussi des distances qui séparent les différentes communautés. En 1560, seul treize abbés y sont présents. Les mutations médiévales et les crises politiques et religieuses des XIVe et XVe siècles obligent l'ordre à s'adapter.
Le clergé et le pouvoir royal français critiquent de plus en plus violemment ses privilèges.
Au XVe siècle, des obédiences nouvelles voient le jour et des efforts sont faits pour conserver l'unité originelle et restaurer l'édifice cistercien.
Les XVe et XVIe siècles apparaissent dès lors comme une période d'essor des congrégations au sein de l'ordre. Avec la multiplication des propriétés foncières, d'autres dérives voient le jour dès le XVe siècle : abbés absents ou mondains, ou encore mode de vie seigneurial de plus en plus marqué.
L'introduction du système de la "commende" au XVe siècle, par lequel le roi nomme un abbé laïc dont le premier souci est souvent d'en tirer le maximum de bénéfices financiers, ne fait qu'accentuer cet état de fait. La papauté d'Avignon décide de changer le mode d'élection des abbés, désormais non plus élus par leur communauté, mais nommés par les princes ou le souverain pontife. Le recrutement se fait de plus en plus au sein de prélats séculiers, loin des préoccupations monastiques mais soucieux des revenus abbatiaux. Ce système de commende se montre particulièrement désastreux dans les espaces français et italiens, espaces qui connaissent au XVIe siècle une détérioration rapide des bâtiments cisterciens. Un certain laxisme gagne certaines abbayes.

Les régions orientales d'Occident et de la péninsule ibérique ne connaissent pas la même situation. Les bâtiments de Bohème, Pologne, Bavière, Espagne et Portugal sont gagnés par un mouvement de reconstruction d'inspiration baroque. Toutefois, certaines volontés de réformes se font jour dans le royaume de France.
Le Chapitre général de 1422 se montre clair sur la question : « Notre Ordre, dans les différentes parties du monde où il se trouve répandu, apparaît comme déformé et déchu en ce qui touche à la discipline régulière et à la vie monastique". Le système des visites est restauré. L'urgence de la réforme apparaît bientôt à l'ordre tout entier.
Une "Rubrique des définiteurs" est promulguée en 1439 pour rappeler les exigences de la vie monacale, les diverses interdictions vestimentaires et alimentaires et la nécessité de dénoncer les pratiques abusives. Le Saint-Siège décide dans ces mêmes années d'abolir la pratique commanditaire.
C'est dans ce contexte qu'un mouvement de réaffirmation de la discipline et des exigences spirituelles se développe aux Pays-Bas, en Bohème, puis en Pologne avant de gagner l'Europe entière. Des monastères se réunissent localement, sous l'impulsion des communautés ou du pouvoir pontifical, pour former des congrégations de plus en plus autonomes du Chapitre général.
Jean de Cirey, abbé de Cîteaux, retrouve cependant, à la faveur de la reconquête de la Bourgogne par Louis XI de France, son rôle de chef de l'ordre, rôle qu'il avait perdu depuis le "Grand Schisme d'Occident". Il réunit les plus influents abbés au Collège des Bernardins en 1494, où sont promulgués les articles réformateurs dits « de Paris ». Si ces derniers sont bien accueillis, la réforme est cependant peu perceptible et reste souvent le fait d'initiatives individuelles éphémères. Le mouvement de réforme protestante bouleverse profondément la donne. Un grand mouvement de défection touche les communautés du nord de l'Europe et les princes gagnés à la Réforme confisquent les biens de l'ordre. Les monastères anglais, puis écossais et enfin irlandais le sont entre 1536 et 1580. Plus de 200 établissements disparaissent avant la fin du XVIIe siècle. Avec la défection de l'Angleterre et de nombres d'États germaniques passés à la Réforme, l'histoire de l'ordre se trouve alors recentrée pour deux siècles dans le royaume de France.

L'ordre à l'heure de la Contre-Réforme

Avec le mouvement de réforme catholique, l'ordre cistercien connaît de profondes modifications sur le plan constitutionnel.

L'organisation se fait provinciale, des modifications sont apportées à l'administration centrale. Des Congrégations, aux liens ténus ou inexistants avec la maison mère et le Chapitre général, fleurissent dans l'Europe entière. En France, une réforme d'un caractère original voit le jour sous l'impulsion de l'abbé Jean de la Barrière(1544 - 1600). L'ancien commendataire du monastère des Feuillants en
Haute-Garonne, fonde la congrégation des Feuillants, approuvée par Sixte V dès 1586.
Il établit une tradition d'une particulière austérité dans sa communauté par un retour à l'idéal primitif cistercien. Il trouve des imitateurs en Italie et au Luxembourg. Le Chapitre général, dans ces conditions, devient une institution caduque. On ne compte qu'une seule de ses réunions de 1699 à 1738. En définitive, cet état de fait profite à l'abbé de Cîteaux, seule autorité présentant aux yeux du monde un gage de visibilité, qui dans les sources est souvent décrit comme "abbé général".
En 1601, un noviciat commun est imposé pour maintenir une discipline unique et pour palier aux difficultés de recrutement.
Au XVIIe siècle, l'histoire de l'ordre est troublée par un conflit que l'historiographie a retenu sous le nom de « guerre des Observances » qui s'étend de 1618 aux premières années du XVIIIe siècle. Il suscite d'âpres et nombreuses polémiques au sein de la famille cistercienne. Ce conflit repose, en apparence du moins, sur les respects d'obligations régulières, en particulier l'abstention de consommation de viande. Au-delà, c'est bien l'acceptation ou le refus de l'ascétisme qui est en jeu. La controverse se double de conflits locaux entre les monastères rivaux. À l'origine, suivant l'exemple d'Octave Arnolfini, abbé de Châtillon, et d'Étienne Maugier, Denis Largentier introduit une réforme d'une grande austérité à Clairvaux et au sein de ses filiales entre 1615 et 1618.
Puis, devant le Chapitre général en 1618, une proposition de généralisation est présentée puis adoptée.C'est là l'acte de naissance de l'Étroite Observance.
Grégoire XV soutient l'initiative des réformateurs. Mais, après la tenue d'une assemblée, la congrégation soulève contre elle le mécontentement de l'abbé de Cîteaux, Pierre de Nivelle, qui s'empresse de dénoncer « une prétendue congrégation qui tend à la division, à la séparation et au schisme, [et] qui ne peut en aucune manière être tolérée ».
En 1635, le cardinal de Richelieu convoque un chapitre « national » à Cîteaux à l'issue duquel Pierre de Nivelle est contraint d'abdiquer. Les deux parties finissent par disposer de structures administratives propres ; mais si l'Étroite Observance conserve le droit d'envoyer dix abbés au Définitoire, elle reste soumise à Cîteaux et au Chapitre général. L'expérience d'Armand Jean Le Bouthillier de Rancé à l'abbaye de la Trappe, par son influence, reste emblématique de l'exigence de la stricte observance et des visées réformatrices. Son influence au sein de son monastère comme dans le monde en fait un modèle de vie monastique du "Grand Siècle".

Un siècle de déclin

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, des critiques virulentes sont énoncées à l'encontre du monachisme.
En France, l'ordre est profondément ébranlé en cette fin de siècle où les vocations se font rares et où l'engouement pour un monachisme austère a fait place à l'adoption d'une vie monastique beaucoup moins exigeante et donc plus exposée aux critiques, même si on détecte encore des foyers de ferveur et de fidélité aux origines, et même des initiatives.
En 1782, à l'initiative de Joseph II d'Autriche, une éphémère Congrégation belge voit le jour avant que les Cisterciens soient chassés de ses terres l'année suivante.
En février 1790, l'Assemblée nationale française vote la suppression de l'ordre pour motif d'inutilité. Au lendemain de la Révolution française ne subsiste en Europe qu'une douzaine d'établissements cisterciens. La Stricte Observance se relève en Suisse, au sein de la chartreuse de La Valsainte après avoir été chassée de La Trappe qui n'est restaurée qu'après la défaite de Napoléon Bonaparte.
Les abbayes rescapées des guerres et des expulsions commencent à recréer des liens, à restaurer les Congrégations.
La destruction de l'abbaye de Cîteaux a privé l'ordre de son chef naturel et le renforcement des nationalismes en Europe ne facilite pas la recherche d'une solution commune. Une première réunion d'abbés cisterciens se tient à Rome en 1869. En 1891, un abbé général est élu : Dom Wackarz, abbé de Vissy Brod (Empire austro-hongrois). Il porte par la suite le titre de président général de l'ordre cistercien. En France, les trappistes se réunissent en 1892 sous l'appellation « Cisterciens réformés de Notre-Dame de la Trappe ».
À partir de 1898, les chapitres généraux se tiennent à Cîteaux, récemment récupéré. L'abbé général est installé à Rome.

Apogée politique des XIIe et XIIIe siècle

Publié dans Les cisterciens

L'apogée politique aux XIIe et XIIIe siècles

Avec saint Bernard qui intervient de façon plus ou moins directe comme arbitre, conseiller ou guide spirituel dans les grandes questions du siècle, l'ordre cistercien prend le rôle de gardien de la paix religieuse.
Avec le soutien de la papauté, des rois et des évêques, l'ordre prospère et grandit. Les autorités laïques et ecclésiastiques souhaitent qu'il insuffle son esprit dans l'Église régulière et séculière. Par exemple, Pierre, abbé de la Ferté, est porté à la dignité épiscopale vers 1125. L'ordre semble devoir jouer un rôle nouveau dans la société, rôle qu'il s'était jusqu'alors refusé d'assumer dans le siècle. Au douzième siècle, l'ordre cistercien exerce une grande influence politique. Bernard de Clairvaux pèse lourdement sur le choix du pape Innocent II en 1130 puis sur celui d'Eugène III en 1145. Cet ancien abbé cistercien prêche à sa demande pour la deuxième croisade qui emmène en Terre sainte Louis VII de France et Conrad II du Saint-Empire.

C'est Bernard qui fait reconnaître l'Ordre du Temple.

Au XIIe l'ordre fournit à l'église 94 évêques et le pape Eugène III.Cette expansion assure aux Cisterciens une place prépondérante non seulement au sein du monachisme européen mais aussi dans la vie culturelle, politique et économique. Bernard, maître à penser de la Chrétienté, appelle les seigneurs à la Deuxième croisade le 16 février 1147 ; les Cisterciens prêchent lors de la troisième croisade (1188-1192), certains frères y participent personnellement.

L'ordre se manifeste lors de l'évangélisation du Midi de la France et dans la lutte contre les catharisme, dont la doctrine est condamnée et combattue par l'Église. Arnaud Amaury, abbé de Cîteaux, est nommé Légat par le pape et organise la croisade contre les Albigeois. Les cisterciens précèdent les Dominicains sur ces territoires, y assurent la prédication et organisent la répression de l'hérésie.

Ils se voient chargés de missions de christianisation, protégés par le bras séculier, pénètrent en Prusse et dans les provinces baltes. Défenseur des intérêts du Saint-Siège, ils prennent parti dans les "Querelle des Investitures" (querelles entre le Pape et l'Empereur), les Cisterciens soutenant les visées théocratiques du pontife. Cette crise renforce, sur un plan institutionnel, l'ordre qui cherche à gagner en cohérence. À la faveur de ces nouvelles prérogatives, « une nouvelle communauté naît [...] qui s'éloigne du modèle créé par les pères fondateurs, mais qui n'est ni perverse ni pervertie [...] : ce que l'on peut appeler le second ordre cistercien. En 1334, un cistercien, ancien abbé de l'abbaye de Fontfroide, accède à la dignité papale sous le nom de Benoît XII.

Sous son pontificat, l'ordre gagne en cohérence et conçoit une nouvelle organisation en 1336, sous la forme de la Constitution "Benedictina" :  le Chapitre général exerce dorénavant un contrôle plus étroit sur la gestion des finances et des biens fonciers des abbayes, charge qui auparavant relevait du seul pouvoir de l'abbé. L'ordre, fidèle à l'esprit des premiers temps, apparaît ainsi dans la première moitié du XIVe siècle comme jouissant d'un ascendant sur l'ensemble de la Chrétienté.
La Constitution souligne l'importance de son action au sein de l'Église :
" Brillant comme l'étoile du matin dans un ciel chargé de nuages, le Saint Ordre cistercien, par ses bonnes œuvres et son exemple édifiant, partage le combat de l'Église militante. Par la douceur de la sainte contemplation et les mérites d'une vie pure, il s'efforce de gravir avec Marie la montagne de Dieu, tandis que par une louable activité et de pieux services, il cherche à imiter les soins empressés de Marthe [...] cet ordre a mérité de se répandre d'une extrémité à l'autre de l'Europe "
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Benoît XII, "Constitution Benedectina", 1335.

Cistercii filiae

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L'arbre de filiation des abbayes cisterciennes, témoigne de la formidable expansion de l'ordre depuis sa création en 1098, lorsque l'Abbé bénédictin Robert de Molesmes, obtint l'autorisation du pape de "se retirer au désert", au fond d'un marais inhospitalier de Bourgogne, appelé "Cistel", et 1153, lorsque s'éteignit saint Bernard, dernier docteur de l'Eglise, le plus connu et emblématique des cisterciens, dont l'influence sur le XIIe siècle fut telle que les historiens le qualifient de "siècle de saint Bernard".
St Etienne Harding créa entre 1113 et 1115 les "quatre premières filles de Cîteaux", premières en dignité puisqu'elles donnèrent chacune naissance à leur propre filiation : La Ferté (1113), Pontigny (1114), Morimont (1115) et Claivaux (1115), dont l'abbatiat échut malgré son jeune âge à Bernard de Fontaine. Dans la lignée propre de Cîteaux, l'abbaye-mère, dont l'Abbé reste le personnage central de l'ordre, après  La Cour Dieu et Bonnevaux en 1119 est crée, à la demande du Comte de Bois, l'Aumône en 1121 dont Etienne Harding choisit le moine "Ulric" comme premier abbé

Mémoire Abbé Mouze

mouzeVoir le mémoire de l'abbé Mouzé en consultation libre sur le document oeiginal conservé à la BNF  

 

Histoire de Marchenoir

Histoire MarchenoirLe livre de référence sur l'histoire et la fin de l'Abbaye de Notre Dame de l'Aumone. Disponible à cette adresse : suivre le lien

Mémoire de Charles Cuissard

cuissardRetrouvez le mémoire écrit par Charles Cuissard sur le document original conservé à la BNF

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