L'essor de l'occident chrétien

150 Christ Pantocrator

Au sortir des grandes invasions et de "la Grande Peur de l'an mil", l'inexorable montée de l'Occident Chrétien vers l'explosion créatrice du XIIe siècle, dans une société parcellisé et cruellement injuste stabilisée par la féodalité, l'essor démographique et le développement de l'agriculture, l'expansion territoriale et les conquêtes territoriales sur l'Orient musulman, le renouvellement des arts et de l'architecture dans une civilisation soumise à Rome où les Cisterciens jouent un rôle essentiel

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Thibault_IV_de Blois

theobald IVThibault IV le Grand de Blois, Chartres, Ch$ateaudun, Meaux, Seigneur de Sancerre, devenu en 1125 Comte de Champagne sous le nom de Thibault II où il engendra la célèbre lignée de Comtes qui créerent les conditions de développement les riches foires qui furent à l'origine de la première économie monde.

St Etienne Harding

150 StsCiteauxST ETIENNE HARDING, troisième Abbé de Cîteaux, crétaeur de l'Abbaye Notre Dame de l'Aumône (Abbatis Eleemosyna), dite "Petit C^^iteaux, dont il nomma Abbé le moine ULRIC, dont il vint lui-même assurer la consécration avec l'Evêque de Chartres.

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Situation historique

Publié dans abbaye de l'Aumône

 

Au sortir de la période instable et troublée du Haut Moyen-âge (entre la disparition de l'Empire Romain et la fin des grandes invasions autour de l'an 980), les paysages et la vie en l'an mil doivent être imaginés tels que le grand historien Georges Duby nous les décrit dans "Le temps des Cathédrales" 

 


" Peu d'hommes d'abord, très peu. Dix fois, vingt fois moins qu'aujourd'hui peut-être. Des densités de peuplement qui sont celles actuellement du centre de l'Afrique. La sauvagerie domine, tenace. Elle s'épaissit à mesure que l'on s'éloigne des rives méditerranéennes, lorsque l'on franchit les Alpes, le Rhin, la mer du Nord. Elle finit par tout étouffer. Ici et là, par paquets, des clairières, des cabanes de paysans, des villages ceinturés de jardins, d'où vient le plus clair de la nourriture ; des champs, mais dont le sol rend fort peu malgré les longs repos qu'on lui laisse ; et, très vite, démesurément étendue, l'aire de la chasse, de la cueillette, de la pâture divaguante. De loin en loin une ville ; c'est le plus souvent le résidu d'une cité romaine ; des monuments antiques rapetassés dont on a fait des églises, des forteresses ; des prêtres et des guerriers ; la domesticité qui les sert, fabriquant les armes, la monnaie, les parures, le bon vin, tous les signes obligés et les outils de la puissance. De toutes parts, des pistes d'enchevêtrent. Le mouvement partout : des pèlerins et des colporteurs, des coureurs d'aventure, des travailleurs itinérants, des vagabonds. La mobilité d'un peuple aussi démuni est étonnante. Il a faim : chaque grain de blé semé n'en donne guère plus de trois, de quatre lorsque l'année est vraiment bonne. Une misère. La hantise : passer l'hiver, tenir jusqu'au printemps, jusqu'au moment où l'on peut, courant les marais, les taillis, prendre sa nourriture dans la nature libre, tendre des pièges, lancer des filets, chercher les baies, les herbes, les racines. Tromper sa faim"

Cistercii filiae

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L'arbre de filiation des abbayes cisterciennes, témoigne de la formidable expansion de l'ordre depuis sa création en 1098, lorsque l'Abbé bénédictin Robert de Molesmes, obtint l'autorisation du pape de "se retirer au désert", au fond d'un marais inhospitalier de Bourgogne, appelé "Cistel", et 1153, lorsque s'éteignit saint Bernard, dernier docteur de l'Eglise, le plus connu et emblématique des cisterciens, dont l'influence sur le XIIe siècle fut telle que les historiens le qualifient de "siècle de saint Bernard".
St Etienne Harding créa entre 1113 et 1115 les "quatre premières filles de Cîteaux", premières en dignité puisqu'elles donnèrent chacune naissance à leur propre filiation : La Ferté (1113), Pontigny (1114), Morimont (1115) et Claivaux (1115), dont l'abbatiat échut malgré son jeune âge à Bernard de Fontaine. Dans la lignée propre de Cîteaux, l'abbaye-mère, dont l'Abbé reste le personnage central de l'ordre, après  La Cour Dieu et Bonnevaux en 1119 est crée, à la demande du Comte de Bois, l'Aumône en 1121 dont Etienne Harding choisit le moine "Ulric" comme premier abbé

Mémoire Abbé Mouze

mouzeVoir le mémoire de l'abbé Mouzé en consultation libre sur le document oeiginal conservé à la BNF  

 

Histoire de Marchenoir

Histoire MarchenoirLe livre de référence sur l'histoire et la fin de l'Abbaye de Notre Dame de l'Aumone. Disponible à cette adresse : suivre le lien

Mémoire de Charles Cuissard

cuissardRetrouvez le mémoire écrit par Charles Cuissard sur le document original conservé à la BNF