L'essor de l'occident chrétien

150 Christ Pantocrator

Au sortir des grandes invasions et de "la Grande Peur de l'an mil", l'inexorable montée de l'Occident Chrétien vers l'explosion créatrice du XIIe siècle, dans une société parcellisé et cruellement injuste stabilisée par la féodalité, l'essor démographique et le développement de l'agriculture, l'expansion territoriale et les conquêtes territoriales sur l'Orient musulman, le renouvellement des arts et de l'architecture dans une civilisation soumise à Rome où les Cisterciens jouent un rôle essentiel

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Thibault_IV_de Blois

theobald IVThibault IV le Grand de Blois, Chartres, Ch$ateaudun, Meaux, Seigneur de Sancerre, devenu en 1125 Comte de Champagne sous le nom de Thibault II où il engendra la célèbre lignée de Comtes qui créerent les conditions de développement les riches foires qui furent à l'origine de la première économie monde.

St Etienne Harding

150 StsCiteauxST ETIENNE HARDING, troisième Abbé de Cîteaux, crétaeur de l'Abbaye Notre Dame de l'Aumône (Abbatis Eleemosyna), dite "Petit C^^iteaux, dont il nomma Abbé le moine ULRIC, dont il vint lui-même assurer la consécration avec l'Evêque de Chartres.

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abbatisL'Abbaye ND de l'Aumône en 1790, après l'expulsion des Moines et avant sa mise en vente au titre des biens nationaux

Le manuscrit de Péan et Rousseau

Écrit par Super User. Publié dans Documentation

 Les destructions indicibles infligées par la guerre de Cent ans, les Guerres de Religion, la Révolution française et la folie spéculative de quelques nantis, que les historiens qualifient de " bande noire", tant ils étaient avides et âpres au gain pour racheter à vil prix les biens mis sous séquestre par la révolution, sans finalité autre que d'en tirer un profit immédiat maximal en les revendant après parcellisation ou en les démolissant pour les commercialiser comme matériaux, ont causé ruines et disparitions de nombre de biens ecclésiastiques ou civils du patrimoine national. Parmi eux l'abbaye de l'Aumône, prestigieuse abbaye dont les pierres furent dissoutes dans un four à chaux pour enrichir la spéculation et dont le souvenir manqua d'être effacé à jamais de la mémoire humaine ... même le Cartulaire, si précieux pour reconstituer le quotidien de ces établissements, a disparu.

Faute de documents d'archives, ne demeurent plus que les notes, mémoires et souvenirs rédigés par des passionnés des XVIIIe et XIXe siècle dont les travaux et témoignages permettent de brosser en filigrane, de façon imprécise certes mais ô combien précieuse l'histoire et la vie des ce monastère et de ses religieux durant sept siècles : l'œuvre de deux notables de Marchenoir est à cet égard remarquable :

Gentien Alexandre PEAN, (1765 - 1857), Magistrat de profession, a exercé à BLOIS ; avec son Neveu,Auguste Alexandre ROUSSEAU(1783-1857), Notaire de MARCHENOIR, ils ont traversé les troubles de la Révolution française et assisté à la fin de l'Abbaye Notre-Dame de l'Aumône et à l'expulsion de ses religieux. Ils ont laissé un ouvrage non publié, intitulé "Histoire de la Ville et Baronnie de Marchenoir" ; très attachés et fiers de leur pays, ils le narrent dans cet ouvrage au moyen d'une vaste fresque, aussi passionnante que précise ; ce témoignage est capital pour l'abbaye Notre-Dame de l'Aumône, qu'ils ont connue active, puis accompagné dans son agonie et son éradication finale. Ils en ont reconstitué l'histoire pour en conserver le souvenir et le léguer aux générations futures, avec les moyens, documents et outils qui étaient ceux des historiens de leur époque. Outre les actes notariés relatifs à la vente et à la dissémination des biens de l'abbaye, ils nous lèguent " l'Extrait de l'inventaire raisonné des titres et papiers de l'abbaye Notre-Dame de l'Aumône" tel qu'il avait été dressé en 1772, ainsi que des plans et dessins de la main de Rousseau relatifs à la forêt de Marchenoir et à l'abbaye avant sa disparition.

Communication de l'Abbé Mouzé

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NOTICE HISTORIQUE SUR L'ABBAYE DU PETIT-CITEAUX :


Pour découvrir l'original du Mémoire de l'Abbé Mouzé à la Bibliothèque de France :

Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts
Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts
Source: gallica.bnf.fr

 


Le travail que j'offre à la Société archéologique de Châteaudun est tiré en grande partie d'un manuscrit de M.Péan, ancien juge à Blois et originaire de Marchenoir.
Ce manuscrit; digne d'intéresser les amateurs d'antiquités historiques, renferme l'histoire de Marchenoir et des pays environnants qui composaient autrefois la portion du Dunois méridional faisant maintenant partie du diocèse de Blois.
M. Péan s'était plu à recueillir scrupuleusement tout ce qui pouvait avoir rapport à l'histoire locale de son pays natal, et ses recherches m'ont paru très consciencieuses et très exactes. J'ai vérifié, autant qu'il m'a été possible, les sources diverses où il a puisé ses nombreux documents, et toujours j'ai remarqué la fidélité de ses citations et la justesse de ses assertions, dont ordinairement il n'indique peut-être pas assez les preuves.
Je le suivrai presque entièrement dans ce travail ;  je mettrai seulement un peu plus de réserve dans les détails étrangers à l'histoire du Petit-Cîteaux, et surtout dans les longues énumérations d'une foule de noms qui supposent du reste des recherches minutieuses et considérables.
Ceci posé, je commence sans autre préambule.

Communication de Charles Cuissard sur l'Abbaye de l'Aumône

Écrit par Super User. Publié dans Documentation

Retrouver le Mémoire de Charles Cuissard tel que publié par la Société Dunoise d'Archéologie, Histoire, Sciences et Arts en 1881 :

Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts
Bulletin de la Société dunoise : archéologie, histoire, sciences et arts
Source: gallica.bnf.fr

 

 

Texte d'un mémoire du XIXe siècle, déposé aux archives départementales du Loir-&-Cher, rédigé par M. Charles CUISSARD, Historien du XIXe siècle, auteur de nombreux ouvrages sur les régions d'Orléans, Blois et Chateaudun, en souvenir del'Abbaye Notre-Dame de l'Aumône ; ce document compile le résultat de minutieuses rechercher menées au XVIIIe et rassemblées par deux historiens du siècle des Lumières, M. l'Abbé BORDAS (1762), Curé de Bonneval, et Dom VERNINAC, Moine bénédictin.

Son histoire n'a pas été écrite parce que les documents font à peu près défaut : le cartulaire, le nécrologe et les autres monuments qui auraient pu nous éclairer ont tous été détruits pendant les guerres des Anglais, et le peu de titres qui avaient été épargnés alors furent presque tous brûlés par les Calvinistes au XVIe siècle. Aussi ne venons-nous pas faire l'histoire complète de cette abbaye : nous nous bornerons à quelques renseignements chronologiques fournis par plusieurs chartes qu'a recueillies D.VERNINAC. D'ailleurs les travaux de savant bénédictin, qui ont été prêtés à l'Abbé Bordas, seront notre seul guide et ils ne nous tromperont pas.

Etat du site en 1875

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Voici un témoignage, datant de 1875, de l'état du site près de soixante ans après la démolition de l'abbaye.
Il provient des archives départementales du Loir-et-Cher.
Il décrit bien l'état de misère et d'abandon des ruines, toujours livrées à la dévastation et au pillage.

« A droite en rentrant, je vois le domicile du sieur COUTOUT, jardinier de père en fils à Cîteaux ; il a remplacé le garde ROUGEOREILLE ; quant au Garde nouveau, il est placé en arrière ».

« Sur la gauche, en face, un puits bien entretenu, recrépi tout à neuf et fermé au verrou. Là est encore un canal, ou réservoir à poissons, très profond. Une construction a du exister en cet endroit, soit pour cuire du pain pour les pauvres, soit pour loger les voyageurs. »
« Plous loin, et toujours sur la gauche, un véritable colombier où le monde remplace les pigeons ».
«  Tout près, et presque en face, existait une tour très élevée et très solide, munie à l'intérieur d'un escalier en pierre, véritable minaret chrétien. Ensuite, et toujours sur la gauche, la lingerie habitée par le tisserand THIBAULT. Cette habitation communiquait avec la dernière église par un conduit souterrain. »

Cistercii filiae

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L'arbre de filiation des abbayes cisterciennes, témoigne de la formidable expansion de l'ordre depuis sa création en 1098, lorsque l'Abbé bénédictin Robert de Molesmes, obtint l'autorisation du pape de "se retirer au désert", au fond d'un marais inhospitalier de Bourgogne, appelé "Cistel", et 1153, lorsque s'éteignit saint Bernard, dernier docteur de l'Eglise, le plus connu et emblématique des cisterciens, dont l'influence sur le XIIe siècle fut telle que les historiens le qualifient de "siècle de saint Bernard".
St Etienne Harding créa entre 1113 et 1115 les "quatre premières filles de Cîteaux", premières en dignité puisqu'elles donnèrent chacune naissance à leur propre filiation : La Ferté (1113), Pontigny (1114), Morimont (1115) et Claivaux (1115), dont l'abbatiat échut malgré son jeune âge à Bernard de Fontaine. Dans la lignée propre de Cîteaux, l'abbaye-mère, dont l'Abbé reste le personnage central de l'ordre, après  La Cour Dieu et Bonnevaux en 1119 est crée, à la demande du Comte de Bois, l'Aumône en 1121 dont Etienne Harding choisit le moine "Ulric" comme premier abbé

Mémoire Abbé Mouze

mouzeVoir le mémoire de l'abbé Mouzé en consultation libre sur le document oeiginal conservé à la BNF  

 

Histoire de Marchenoir

Histoire MarchenoirLe livre de référence sur l'histoire et la fin de l'Abbaye de Notre Dame de l'Aumone. Disponible à cette adresse : suivre le lien

Mémoire de Charles Cuissard

cuissardRetrouvez le mémoire écrit par Charles Cuissard sur le document original conservé à la BNF