abbatis
L'Abbaye ND de l'Aumône en 1790, après l'expulsion des Moines et avant sa mise en vente au titre des biens nationaux

Etat du site en 1875

Voici un témoignage, datant de 1875, de l'état du site près de soixante ans après la démolition de l'abbaye.
Il provient des archives départementales du Loir-et-Cher. Il décrit bien l'état de misère et d'abandon des ruines, toujours livrées à la dévastation et au pillage.

Etude de Charles CUISSARD

Le même bulletin en date du 1 janvier 1881 de la "Revue Dunoise d'archéologie, sciences, histoire et art" publie le mémoire compilé par Monsieur Charles CUISSARD sur l'abbaye Notre-Dame-de-l'Aumône dont le souvenir était encore vivace, semble-t-il, dans les sociétés savantes de la région.

Mémoire de l'Abbé MOUZE

Dans son bulletin du 1er Janvier 1881, la "Société dunoise d'archéologie, sciences, histoire et art" publie la notice historique qui rassemble les travaux de l'Abbé MOUZE, Curé de Saint-Léonard-en-Dunois, rédigea sur l'Abbaye Notre-Dame-de-l'Aumône, mise en ligne sur son site "Gallica" par la Bibliothèque Nationale de France ; sa source principale est constituée par le manuscrit de PEAN & ROUSSEAU.

Manuscrit de PEAN et ROUSSEAU

Parce que les aléas de l'histoire ont provoqué la démolition volontaire du bâtiment conventuel, ainsi que des manuscrits rliés à son histoire au-cours des ciècles, le témoignage direct qu'en apportent Gentien PEAN, Magistrat à Blois, et de son neveu Auguste ROUSSEAU, Notaire à Marchenoir,  sur les dernières années de l'Abbaye Notre-Dame de l'Aumône, l'expulsion des Moines cisterciens par la Révolutiono, la vente de l'Abbaye au titre des "biens nationaux" et la distruction du bâtiment conventuel pour transformer les pierres en chaux est d'autant plus précieux que rare !. Artiste, PEAN nous a également légué la représentation graphique du monument avant sa disparition 

Cistercii filiae

treeL'arbre de filiation des abbayes cisterciennes, témoigne de la formidable expansion de l'ordre depuis sa création en 1098, lorsque l'Abbé bénédictin Robert de Molesmes, obtint l'autorisation du pape de "se retirer au désert", au fond d'un marais inhospitalier de Bourgogne, appelé "Cistel", et 1153, lorsque s'éteignit saint Bernard, dernier docteur de l'Eglise, le plus connu et emblématique des cisterciens, dont l'influence sur le XIIe siècle fut telle que les historiens le qualifient de "siècle de saint Bernard".
St Etienne Harding créa entre 1113 et 1115 les "quatre premières filles de Cîteaux", premières en dignité puisqu'elles donnèrent chacune naissance à leur propre filiation : La Ferté (1113), Pontigny (1114), Morimont (1115) et Claivaux (1115), dont l'abbatiat échut malgré son jeune âge à Bernard de Fontaine. Dans la lignée propre de Cîteaux, l'abbaye-mère, dont l'Abbé reste le personnage central de l'ordre, après  La Cour Dieu et Bonnevaux en 1119 est crée, à la demande du Comte de Bois, l'Aumône en 1121 dont Etienne Harding choisit le moine "Ulric" comme premier abbé

L'arbre de filiation des abbayes cisterciennes tel qu'il se présentait en 1153, à la mort de Saint Bernard

Bibliographie

Cisterciens
La bibliographie cistercienne, de l'histoire de l'ordre, aux hommes qui l'ont marquée,
celle de chacune des centaines d'abbayes qu'ils ont fondées et animées au-cours des siècles,
est extrêmement bien documentée et de multiples ouvrages la retracent
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